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T-Rex

Parmi mes tout premiers souvenirs, il y a ma peur du noir. Ma mère entrouvrait la porte de ma chambre pour laisser passer la lumière du couloir. C'était comme une grande colonne orange se dressant dans l'obscurité de la pièce. Dans l'entrebâillement je discernais les murs du couloir et quelques objets que la faible visibilité ne me permettait pas de définir totalement. Quand je n'arrivais pas à m'endormir, j'appelais ma mère et, doucement, elle traversait le couloir jusqu'au pied de mon lit en imitant un terrifiant Tyrannosaure ! J'aimais voir son visage se changer en monstre, sa bouche s'ouvrir et se tordre, ses yeux s'écarquiller. Au fond de mon lit, j'étais pétrifié d'une peur délicieuse !



Le court-métrage est composé de plusieurs parties. Chacune d'entre elles est un souvenir d'enfance, sous la forme d' instants, de bribes d'images et de sons. Ce ne sont jamais des évènements mais des moments très simples comme la contemplation d'un paysage, la vue d'une couleur, une sensation éphémère de joie ou d'angoisse.

Le son est très important car il fait partie des souvenirs. Contrairement au perpétuel fond sonore de la vie courante, les souvenirs font le tri. De ma propre enfance, Je me souviens du silence de la neige, du fracas des chaussures sur un chemin de cailloux, etc. Au lieu de composer avec le brouhaha sonore pris sur le tournage, je préfère placer mon attention sur des sons en particulier que je recréerai en post-production.

· Projections · Ce court-métrage a été projeté lors de la Nuit de la vidéo des écoles d’art du grand est ( au Centre Pompidou Metz en octobre 2011). Et au cinéma Palace de Metz en mai 2011 à l’occasion d’une soirée de présentation des travaux de l’atelier cinéma de l’ESAL.