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L'aéronaute

Au sommet d'une cage d'escalier, un jeune homme s'ennuie. Il s'occupe en jouant a être contrôleur aérien et dirige avec un petit drapeau rouge des avions imaginaires. Maladroit, il finit par laisser tomber son drapeau dans le vide. Le jeune homme descend les marches pour le récupérer. Son imagination débordante lui fera vivre une aventure extraordinaire...



L'ordinaire peut être le lieu d'aventures extraordinaires. Dans des formes petites, nous vivons des épopées. Il n'est pas utile de voyager loin pour cela. Traverser une rue est déjà un voyage. Aller dans sa cave, c'est déjà aller en enfer. Tout dépend du point de vue dans lequel on se place. Si l'on est un adulte préoccupé par ses horaires, peut-être passera t-on à côté de l'aventure. Mais si un jeune homme va, s'ennuyant, sans but précis, et que cette errance favorise sa rêverie, alors son regard s'en trouvera profondément changé. La réalité ne lui suffira plus, et son imagination lui ouvrira les portes d'autres mondes.

Le jeune homme descend les escaliers d'un monde en forme d’entonnoir, à la manière de l'enfer de Dante, cartographié par Botticelli. Au sommet le ciel est gigantesque, au fond un étroit couloir et au bout de celui-ci un filet de lumière. Peut-être s'agit t-il d'un Aleph, comme dans la nouvelle de Borges ? C'est à dire, un point minuscule, un fin interstice caché en un lieu ordinaire pouvant, si on y plonge son regard, dispenser tous les enseignements, donner à voir toutes les images, exprimer toutes les vérités sur le monde. Au-dessus l'immense lumière du ciel, en-dessous une craquelure laissant s'échapper une lueur. Cette craquelure est t-elle semblable au trou de serrure d'une porte cachant, derrière elle, un mystère ?

· Projections · L'aéronaute a été projeté au cinéma Caméo Ariel de Metz en mai 2012, ainsi qu'au château de Malbrouck à Manderen pour l'exposition Lumière fin 2013.

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L'affiche du film :

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